Anonymat et confidentialité
Une enquête est anonyme quand personne, pas même l’organisateur, ne peut relier une réponse à la personne qui l’a donnée. Elle est confidentielle quand ce lien existe, mais que l’organisateur s’engage à ne jamais diffuser les réponses individuelles.
Les deux termes sont souvent confondus, alors qu’ils n’offrent pas les mêmes garanties aux participants.
Anonyme ou confidentielle : comment savoir ?
| Enquête anonyme | Enquête confidentielle | |
|---|---|---|
| Qui peut savoir qui a répondu quoi ? | Personne | L’organisateur ou son prestataire, et eux seuls |
| Exemples | Lien unique partagé avec tous, sans question permettant d’identifier | Liens personnels envoyés par e-mail, relances ciblées, données de profil associées aux réponses |
| Données personnelles au sens du RGPD ? | Non, si l’anonymat est réel | Oui |
Attention, l’anonymat est plus fragile qu’il n’y paraît. Une réponse n’est pas anonyme si l’on peut identifier son auteur par recoupement : le poste, l’ancienneté et le site d’un agent suffisent parfois à le reconnaître. De même, l’outil d’enquête peut enregistrer l’adresse IP des participants. Dans le doute, mieux vaut parler de confidentialité que promettre un anonymat que vous ne pouvez pas garantir.
Pourquoi c’est important
La promesse faite aux participants conditionne la franchise de leurs réponses, et souvent le taux de réponse. C’est particulièrement vrai pour les enquêtes internes : un collaborateur ne répondra honnêtement que s’il est sûr que sa hiérarchie ne verra pas ses réponses individuelles.
Bonnes pratiques
- Ne collectez pas d’informations d’identification si vous n’en avez pas besoin. Dans la plupart des enquêtes, elles sont inutiles.
- Dites clairement ce que vous garantissez, dès le message d’invitation : qui aura accès aux réponses, sous quelle forme, pendant combien de temps.
- Pseudonymisez avant de partager. Remplacez nom et e-mail par un identifiant créé pour l’occasion, et conservez à part le fichier qui fait le lien. Les personnes avec qui vous partagez les résultats n’ont presque jamais besoin de savoir qui a dit quoi.
- N’affichez pas de résultats pour de trop petits groupes, au risque que les réponses deviennent identifiables.
- Relisez les verbatim avant de les diffuser : un participant peut citer son service ou un collègue.
- Supprimez les données d’identification une fois l’analyse terminée. Les données réellement anonymes ne sont plus concernées par le RGPD.