Question classement

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Une question classement demande aux participants d’ordonner plusieurs propositions, par exemple par ordre de préférence ou d’importance.

Elle prend le plus souvent la forme de cartes à faire glisser, ou d’un tableau où l’on ne peut choisir qu’une réponse par ligne et par colonne.

Exemple de question classement

Classez ces projets par ordre de priorité, du plus important (1) au moins important (4).

Pourquoi la question classement est difficile

Pour le concepteur, classer semble naturel. Pour le participant, c’est un exercice exigeant :

  • Il faut comparer chaque proposition à toutes les autres. Classer 5 propositions revient à envisager 10 comparaisons deux à deux, et 15 pour 6 propositions. Évaluer ces mêmes propositions une par une est bien plus simple.
  • Aucune nuance n’est possible. Pas d’ex æquo, pas d’écart variable : le premier et le deuxième sont séparés d’un rang, qu’ils soient au coude-à-coude ou à des années-lumière.
  • Les résultats sont relatifs. Un classement ne dit pas si les propositions sont importantes dans l’absolu : la dernière peut être très importante, et la première à peine.

C’est pourquoi je n’utilise quasiment jamais de question classement. À la place, je fais évaluer chaque proposition dans une question matrice, sur une échelle de « Pas du tout important » à « Tout à fait important » : c’est plus simple pour les participants, et les résultats ont plus de valeur, dans l’absolu comme pour comparer les propositions.

Si vous l’utilisez malgré tout

  • Limitez le nombre de propositions : 3 à 4, 5 au grand maximum.
  • Laissez la possibilité de ne pas tout classer : une option « Je ne sais pas », ou une question facultative.
  • Choisissez un outil qui permet de corriger son classement à tout moment, par glisser-déposer ou avec des flèches.
  • Gardez un œil critique sur les résultats : l’écart entre deux rangs ne dit rien de l’écart réel entre deux propositions.

Pour aller plus loin