Question matrice
Une question matrice est une question fermée présentée sous forme de tableau : chaque ligne est un élément à évaluer (un « item »), et chaque colonne une option de réponse, identique pour toutes les lignes.
Le plus souvent, ces options forment une échelle.
En termes de résultats, une question matrice équivaut à plusieurs questions fermées successives utilisant les mêmes options.
Exemple de question matrice
| Pas du tout satisfait | Plutôt pas satisfait | Neutre | Plutôt satisfait | Totalement satisfait | Non concerné | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Le temps d'attente | ||||||
| L'amabilité de l'accueil | ||||||
| La clarté des informations données | ||||||
| Le confort des locaux |
Pour info, sur mobile, ce tableau sera souvent affiché verticalement, ligne par ligne, faute de place pour toutes les colonnes.
Pourquoi utiliser une question matrice ?
Son principal intérêt est l’expérience des participants : la forme du tableau leur signale que chaque élément s’évalue avec les mêmes options. Ils n’ont pas à relire les options à chaque ligne. Sur l’ensemble d’une enquête, ce gain de temps limite nettement la survey fatigue.
La matrice permet aussi de comparer et prioriser plusieurs éléments sur une même échelle. Elle remplace avantageusement :
- la question classement, bien plus exigeante pour les participants et aux résultats plus fragiles ;
- la question cases à cocher, qui revient à une échelle oui/non déguisée : une matrice avec une échelle de fréquence, par exemple, donnera des résultats plus nuancés.
Les pièges à éviter
- Trop de lignes. Au-delà de 5 ou 6 lignes, la concentration baisse nettement, d’après mon expérience. Si nécessaire, découpez la matrice en plusieurs, par sujet.
- Une échelle trop longue. Elle sera utilisée de nombreuses fois : gardez-la courte. La note de 0 à 10 est à proscrire dans une matrice.
- Des items formulés négativement. La réponse la plus haute doit toujours correspondre à quelque chose de positif : demandez si le niveau de stress est acceptable, pas si vous êtes stressé.
- Des items doubles. Un item ne contient ni « et » ni « ou ». Gardez-les courts, précis et cohérents entre eux.
- Une enquête faite uniquement de matrices. La monotonie fatigue, et un questionnaire qui ne fait appel qu’au jugement donne une illusion d’exhaustivité. Variez les types de questions, notamment avec des questions ouvertes.