Question échelle

Mis à jour le

Une question échelle (ou question jauge) est une question fermée dont les options suivent une progression logique entre deux extrêmes.

Il peut s’agir d’une échelle de satisfaction (de « Pas du tout satisfait » à « Totalement satisfait »), d’accord, de fréquence, d’une note de 0 à 10…

Un bon test pour reconnaître une question échelle : calculer la moyenne des réponses a-t-il un sens ? Si oui, c’est une échelle.

Exemples de questions échelles

Une échelle en toutes lettres

Êtes-vous satisfait du délai de traitement de votre demande ?

Une échelle de quantité

Combien de temps mettez-vous en moyenne pour vous rendre sur votre lieu de travail ?

À l’inverse, demander le département de résidence n’est pas une question échelle : la moyenne des numéros de département n’aurait aucun sens.

Les principaux types d’échelles

  • Satisfaction : « Pas du tout satisfait » à « Totalement satisfait », ou note de 0 à 10. Voir échelle de notation.
  • Accord : « Pas du tout d’accord » à « Tout à fait d’accord », face à une affirmation.
  • Fréquence : « Tous les jours », « Toutes les semaines », « Tous les mois », « Moins d’une fois par mois ».
  • Quantité : un temps passé, un nombre d’utilisations, un budget, découpés en tranches.

Pourquoi les questions échelles sont si utiles

Comme chaque option correspond à une valeur, les réponses sont quantifiées : vous pouvez calculer des moyennes, des écarts types, comparer des populations ou suivre une évolution dans le temps. C’est ce qui fait des questions échelles, avec les questions ouvertes, l’un des deux piliers d’un bon questionnaire.

Les pièges à éviter

  • Évaluer deux points à la fois. « Êtes-vous satisfait de l’amabilité et de la rapidité de l’accueil ? » : que répondre si l’accueil est aimable mais lent ? Posez deux questions.
  • Formuler la question négativement. Demandez si la charge de travail est adaptée, pas s’il y a trop de travail : une question négative inverse le sens de lecture et trompe les participants.
  • Mélanger deux notions sur l’axe. De « très timide » à « très courageux » ne fonctionne pas : on peut être timide et courageux.
  • Laisser des trous aux extrêmes. Personne ne doit avoir envie de répondre en dessous ou au-dessus de l’échelle.
  • Proposer trop d’options. 3 à 5 idéalement, 7 au maximum, sauf la note de 0 à 10, à réserver à une ou deux questions.
  • Utiliser des intervalles irréguliers ou des options difficiles à ordonner. « Plutôt satisfait » et « Moyennement satisfait », lequel est au-dessus ?
  • Ajouter une option « Autre ». Une échelle couvre tout le spectre : « Autre » n’a pas de sens. Ajoutez plutôt une option « Non concerné ».
  • Mettre les options dans un ordre aléatoire. Une échelle se lit dans l’ordre, toujours.
  • Multiplier les échelles différentes. S’approprier une nouvelle échelle demande un effort aux participants, et les résultats ne sont comparables qu’entre questions utilisant la même échelle.

Pour aller plus loin