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Il n’y a pas de mauvaises réponses, seulement des mauvaises questions.

Voilà, c’est dit !

En 9 ans dans le domaine des questionnaires, j’ai eu l’occasion de poser plus de 10 000 questions, et d’en étudier les résultats. Forcément, dans le lot, certaines ont été mal comprises par des répondants. Forcément, j’ai donc eu des réponses à côté de la plaque !

Dans ce cas, il est toujours tentant de reporter la faute sur les participants, de se dire qu’ils auraient dû comprendre la question. C’était en tout cas ce que j’avais envie de faire. Mes clients aussi, lorsqu’ils sont confrontés au problème, ont souvent tendance à pester contre les participants qui ne comprennent rien. Et c’est tout à fait humain !

Mais la réalité, c’est que les réponses ne sont jamais meilleures que les questions. A moins d’effectuer un quiz, il n’y a en effet pas de “bonne réponse” à donner : l’idée est au contraire que les participants donnent leur vision des choses ! Sinon à quoi bon réaliser un questionnaire ?

Mieux vaut donc partir du fait que les participants ont raison de répondre ce qu’ils répondent. Peut-être voient-ils les choses différemment. Peut-être leur système de valeurs est-il différent. Peut-être ont-ils des connaissances différentes des vôtres : plus limitées, plus étendues… ou simplement différentes. Ou peut-être ont-ils compris la question d’une manière que vous n’aviez pas envisagée ! Le contexte a pu être mal posé (sait-on exactement de quelle période on parle, sur quel périmètre, qui sont les gens concernés…), un terme peut être ambigu ou avoir un sens très large, certains prérequis peuvent ne pas être maîtrisé (connaissance de l’organisation de l’entreprise, d’un sigle…), etc.

En tant que concepteur de questionnaire, votre rôle est ainsi de mettre toutes les chances de votre côté pour que les participants comprennent les questions comme vous. Et ce site va vous y aider ! Et comme toutes les lectures du monde ne seront jamais suffisantes pour ne faire aucune erreur, sachez aussi faire preuve d’empathie et de remise en question, afin de mieux comprendre le référentiel qu’utilisent les répondants, et dans lequel il est logique de répondre ce qu’ils ont répondu. Vous pourrez ainsi éviter cette erreur la prochaine fois. Car nos répondants ne sont certes pas infaillibles, mais il n’est pas inutile de se rappeler que nous non plus 😉

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Pierre Simonnin

J'ai conçu et posé une bonne dizaine de milliers de questions depuis 2010. A travers ce site, je veux partager mon expertise pour vous aider à réussir vos projets :)