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Mis à jour le 13 septembre 2021

Les questions “cases à cocher” sont des questions fermées permettant aux répondants de sélectionner plusieurs réponses à la fois. Après avoir expliqué quand les utiliser (et quand ne pas les utiliser), je fais le point dans cet article sur les bonnes pratiques pour en tirer le meilleur parti et éviter les pièges que ces questions posent souvent !

Temps de lecture estimé : 3 minutes
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- Les pommes
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- Les pêches
- Les kiwis
- Les bananes
- Autres (veuillez préciser)
Un exemple de question cases à cocher, ici sur l’interface SurveyMonkey

0. Respectez les bonnes pratiques générales

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Au-delà des bonnes pratiques spécifiques aux questions cases à cocher, la plupart des bonnes pratiques des questionnaires s’appliquent bien évidemment. Je me contenterai d’insister sur deux points :

Passons maintenant aux bonnes pratiques spécifiques aux questions cases à cocher !

1. La réponse “autre”

Les questions “cases à cocher” doivent systématiquement inclure une réponse “autre”. La nature même de ces questions fait en effet que l’on ne peut jamais totalement prévoir le champ possible des réponses. Donc même si vous avez l’impression d’avoir envisagé tous les cas de figure, ajoutez une réponse “autre” ! Au pire, personne ne l’utilisera et cela vous confirmera que vous aviez effectivement envisagé tous les cas. Mais la plupart du temps, cette réponse “autre” sera très utile pour certains répondants. Elle évitera ainsi des réponses fausses pour vous, et de la frustration aux participants !

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Par ailleurs, la plupart des plateformes d’enquête en ligne permet aux participants de préciser en texte libre à quoi correspond ce “autre”. Cela vous permet ainsi d’élargir votre horizon en identifiant les cas que vous n’aviez pas envisagés !

2. L’ordre des réponses

Selon les cas de figure, les réponses d’une questions cases à cocher :

  • Seront placées dans un ordre aléatoire
  • Suivront un ordre logique (par exemple l’ordre alphabétique)
  • Seront regroupées par sous-ensembles

En fonction du contexte de chaque question, il sera recommandé d’utiliser l’une ou l’autre méthode. Je vous en dis plus dans cet article : Quand doit-on disposer les options d’une question fermée dans un ordre aléatoire ?

3. La limitation du nombre de réponses

Beaucoup d’outils d’enquête permettent de limiter le nombre de réponses des répondants (maximum 3, par exemple), voire d’imposer un nombre de réponses fixe (exactement 3).

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Il peut parfois être utile, dans l’intitulé de la question, d’indiquer un nombre maximum de réponses. Mais je déconseille de limiter effectivement le nombre de réponses avec la fonctionnalité dédiée. L’indication dans l’intitulé de la question donne en soi une indication suffisante. Imposer en pratique le nombre de réponses, c’est ajouter une contrainte supplémentaire aux répondants qui voudraient mettre plus ou moins de réponses (seules 2 réponses leur parlent par exemple, ou ils n’arrivent pas à départager les réponses 3 et 4). Et des contraintes pour les répondants, c’est :

  • De la frustration pour eux (et donc l’apparition plus rapide de la survey fatigue)
  • Des réponses moins précises pour vous

4. La disposition des options

Il est possible, comme sur l’exemple en début d’article, de disposer les options en plusieurs colonnes afin de gagner de la place. Je le déconseille. Cela amène en fait une confusion inutile pour les participants, qui se demandent s’ils doivent lire ligne par ligne ou colonne par colonne. Pour une question cases à cocher :

Ils m’ont fait confiance !

Pierre nous a apporté toute son expérience du questionnaire en ligne, et nous a permis de gagner beaucoup de temps dans le cadre d’un planning serré. Nous avons particulièrement apprécié sa sensibilité sur l’expérience utilisateur !

Vincent Pilloy
Fondateur et CEO chez INOV360

  • Les options doivent être disposées verticalement
  • Sur une seule colonne
  • Avec le choix “autre” à la fin
  • Et des puces carrées

Toutes ces conventions sont utilisées la plupart du temps, et permettent aux participants de se sentir en terrain connu, et de ne pas avoir à se réapproprier des mécanismes qu’ils connaissent déjà très bien.

5. Le cas des échelles

Je précise à toute fin utile que les réponses à une question cases à cocher ne doivent pas, ne peuvent pas former une échelle (de 0 à 10, de “pas du tout” à “totalement”, etc.). Si le participant doit se positionner sur un seul axe, il ne peut évidemment pas se positionner à plusieurs endroits de l’axe !

Conclusion

Vous êtes maintenant totalement équipé pour poser des questions “cases à cocher” appréciées par les participants et produisant des résultats fiables !

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Photo by Tony Hand on Unsplash

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Pierre Simonnin

J'ai conçu et posé une bonne dizaine de milliers de questions depuis 2010. A travers ce site, je veux partager mon expertise pour vous aider à réussir vos projets :)

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